BlogReporter vous adresse à tous et à toutes, chers lecteurs, chères lectrices, où que vous viviez, quelle que soit votre situation, quelque soit votre parcours de vie, que vous soyez heureux, souriant, euphorique, ou triste, malade, endeuillé, que vous soyez jeune ou plus âgé, ses voeux les plus chaleureux d'un véritable bonheur pour 2008.
BlogReporter fêtera bientôt son premier anniversaire.
Que dire de cette année écoulée?
Nous pouvons la regarder sous l'angle de la bouteille à moitié pleine, tristes et découragés, en nous arrêtant sur les évènements du monde qui nous entoure qui nous suggèrent que tout va mal, que tout n'est que mal vivre, mal bouffer, mal dormir, mal aimer, que tout n'est que mauvais entretient, mauvais temps, mauvais goût, mauvais sang…, qui a divorcé, qui a perdu un proche, qui est malade, qui est blessé dans sa chair, qui vit ces évènements douloureux dans la solitude affective et/ou physique. Oui. C'est vrai. Peut être. Oui. Mais. Car il y a un mais!
Il y a en effet un autre angle duquel regarder cette année écoulée. Celui de l'Espérance qui voit germer au milieu de la tourmente, tout près de nous, les signes d'une aube nouvelle, des initiatives heureuses visant à lutter contre l'exclusion et l'indifférence, à rétablir un lien social déjà en rupture, tout au moins instable, comme autant d'étoiles qui nous mettent en mouvement, nous guident et nous rassurent, nous montrent que le bien est bien là, présent sous nos yeux, même si l'on ne le voit pas, qu'il est inscrit au plus profond de chacun d'entre nous et qu'il suffit alors de pas grand-chose, finalement, pour le voir jaillir et en faire une occasion de sortir de nous-mêmes et d'aller à la rencontre de l'autre.
Aussi, je fonde l'espoir que cette période festive soit davantage l'occasion de s'arrêter sur son voisin, au sens large du terme, pour le regarder vraiment, sans peur, pour essayer de le comprendre, de le découvrir ou le re-découvrir, l'occasion de prendre du temps pour lui, avec lui, un temps de trêve et de réconciliation plutôt que la seule course effrénée aux présents et aux somptueux repas, du reste agréables mais auxquels nous sommes de trop habitués et dont il ne reste guère grand-chose, avouons le; car le plus beau cadeau que l'on puisse offrir, on ne le répètera jamais assez, n'est jamais que l'Amour, à commencer par la simplicité d'un souvenir, l'attention délicate, la main tendue…
Mme le Docteur Jacqueline HERICORD, médecin, Conseillère générale, Présidente de la commission des affaires sociales et de la santé du Conseil Général de A.M. (élue UMP de Cannes Est) qui a décliné l'invitation au dernier moment car ayant été appelée par ailleurs et s'en est excusée
M. le Docteur Michel DE ALBERTI, médecin intervenant en maison de retraite
M. Edouard PERRET, directeur de la Villa Hélios Saint Jean à Nice, spécialisée dans l'accueil des malades atteints de la maladie d'Alzheimer
M. Pierre Olivier ARDUIN, biologiste, président de la Commission bioéthique du Diocèse de Fréjus-Toulon (83), directeur d'études de la formation à la fondation Jérôme LEJEUNE (Paris)
I. L'aspect purement médical :
(source : wikipédia.org)
A. Définition :
La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative du tissucérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales. C'est la principale cause de démence chez les personnes âgées, touchant environ 24 millions de malades à travers le monde. Jusque dans les années 1960, on supposait que la maladie était rare, mais plus tard on s'aperçut que dans beaucoup de cas, ce que l'on avait pris pour des aspects normaux de la sénescence relevait en fait de cette maladie.Rappel: Démence = terme médical précis qui indique une perte d'autonomie intellectuelle, et ne veut pas dire "folie" (http://www.alzheimer-adna.com)
C'est-à-dire que des plaques séniles apparaissent et évoluent plus au moins rapidement en fonction des malades, précise le docteur DE ALBERTI. Les neurones sont détruits sans être renouvelés. Cela se traduit, poursuit t il, par une déficience de la mémoire récente et de la coordination des mouvements. Il faut alors consulter et faire les test de mémoire prévus pour établir un premier diagnostic; il ne faut pas tarder parce que la prise en charge rapide peut aider. Malheureusement, beaucoup de malades et de proches masquent la réalité et demeurent dans le déni de la maladie.
Quant au diagnostic, poursuit le docteur DE ALBERTI, nous disposons de test très éprouvés qui rendent fiables la plupart des diagnostics. Mais l'on ne peut acquérir la certitude de la maladie qu'après le décès du malade par une autopsie. C'est ainsi que de docteur Alzheimer la découvrit en 1906. Il est des cas où, un an après, il peut être revu et corrigé. Les premiers symptômes qui apparaissent demandent donc à être vérifiés dans la durée parce qu'il est parfois difficile de différencier la sénilité propre au vieillissement naturel de la personne et la maladie d'Alzheimer.
B. Causes :
Le processus neurodégénératif responsable de la maladie est encore mal connu (…) La cause exacte est encore inconnue, mais on suppose que des facteurs environnementaux et génétiques y contribuent. Des mutations dans au moins quatre gènes prédisposant à la maladie d'Alzheimer ont été identifiées. Ils sont particulièrement en cause dans les cas familiaux à début précoce. Pour la forme plus commune d'Alzheimer, plusieurs gènes de susceptibilité ont été identifiés.
Les causes sont multifactorielles, confirme le Docteur DE ALBERTI. L'hérédité joue, semble-t-il, effectivement, un rôle important. Mais il y a une multitude d'autres facteurs favorisants liés à l'histoire de chacun : mode de vie, profession, alimentation, stress, hypertension, caféine, inactivité…
C. Premiers symptômes :
Le premier symptôme frappant est la perte du souvenir des événements récents (amnésie) ; elle se manifeste initialement par des distractions mineures qui s'accentuent progressivement avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs plus anciens sont relativement préservés.
Dans la conduite d'un véhicule, par exemple, la personne ne sait plus où elle l'a garée, elle ne retrouve plus son chemin, elle oublie les règles du code de la route…
L'évolution s'étale sur une dizaine d'années, précise M. PERRET. Elle commence par des troubles de la mémoire. Suivent ensuite, entre autres effets (la liste n'est pas exhaustive), la perte de repères géographiques, les difficultés du langage, le manque de coordination dans les mouvements et, peu à peu, le malade ne reconnaît plus les objets familiers (il ne sait plus à quoi servent les couverts à table donc il ne s'alimente pas) ni ses proches; il est désorienté, il délire. L'évolution est malheureusement inéluctable. Elle est plus ou moins rapide selon les patients. Un malade peut rester longtemps en phase initiale puis, brusquement, le processus s'accélère sans que l'on ne sache vraiment pourquoi. C'est très variable d'un sujet à l'autre.
E. Thérapie :
Il n'y a pas de remède à l'heure actuelle. Il n'y a que des soins « palliatifs ».
La recherche est en cours. Ou en est-t-elle?
En effet, il n'y a pas véritablement de médicament, de remède miracle. Il n'y a pas de guérison, affirme le Docteur DE ALBERTI. Les effets sont donc limités et d'une efficacité relative variable d'une personne à l'autre.
Il faut entourer le patient d'une équipe solide et bien formée qui ne peut être constituée qu'en milieu spécialisé précise M. PERRET. Nous avons, dans notre établissement, une équipe de soignants constituée, entre autres, bien entendu, d'un médecin, d'infirmiers et d'aides médicales mais également d'un kinésithérapeute (déficience musculaire), d'un orthophoniste (troubles du langage), d'un psychologue (aide à la personne et aux proches), d'un psychomotricien… Nous avons également un espace multi sensoriel avec du son, des lumières, un matelas à eau pour maintenir en éveil les cinq sens du malade et ainsi l'aider à retrouver sa sérénité, calmer ses angoisses. Il s'agit d'une prise en charge indispensable. Il ne faut pas laisser le malade sans son coin. Il faut le stimuler en permanence, l'accompagner. Certains d'entre eux d'ailleurs, arrivent complètement déboussolés chez nous, dans état très avancé et remontent un peu la pente au fil des jours.
La recherche laisse entrevoir une véritable révolution, intervient Pierre Olivier ARDUIN, sans pour autant laisser espérer un miracle. Des recherches relativement récentes montrent que l'on est capable de tirer du sang de cordon ombilical, et même aujourd'hui de la peau, des cellules souches c'est-à-dire des cellules qui sont capables de se transformer en toute sorte de cellule; c'est ainsi que l'on peut espérer un jour, rapporté à l'Alzheimer, remplacer certains neurones manquants à partir de cellules prélevées sur la peau ou du sang de cordon, par le moyen à la foi de la thérapie génique et de la thérapie cellulaire et de régénérer ainsi l'organe atteint. C'est-à-dire que l'on implante dans la cellule un gêne et qu'on la met en culture avant de l'implanter à son tour dans l'organe atteint afin qu'elle se multiplie et régénère le tissus atteint. C'est-ce qui se fait déjà, par exemple, pour soigner certaines blessures graves. Nous pouvons espérer en outre utiliser les propres cellules du malade en évitant ainsi tout risque de rejet. Ce procédé sera ainsi un vrai médicament. Mais il ne faut pas se bercer d'illusions ni en attendre des miracles. Il faut demeurer réalistes. Ce ne sera qu'un médicament. Il n'y a pas de perspective réelle de guérison au stade où nous en sommes, c'est-à-dire au stade expérimental sur les animaux. Nous ne pouvons encore écarter le risque de développement de cellules cancéreuses comme c'est le cas pour le développement de cellules à partir de cellules embryonnaires ou clonées. Alors certes le progrès est révolutionnaire. Nous pouvons régénérer les neurones. Et l'application sur l'homme est une réelle perspective et un réel espoir. Mais gardons nous de toute utopie, conclue Pierre Olivier Arduin.
II. L'aspect « politique »
:
A. Quelques chiffres :
1 famille sur 10 atteinte
Le vieillissement démographique de la population française s'accélère. On prévoit qu'en 2050, la France comptera plus de 11 millions de personnes âgées de 75 ans et plus et près de 5 millions de plus de 85 ans, soit trois fois plus qu'aujourd'hui.
En 2004, on compte près de 800 000 personnes atteintes de la maladie
d'Alzheimer et de troubles apparentés, ce qui représente 18 % des personnes de plus de 75 ans. Du fait de ce vieillissement de la population et d'un meilleur diagnostic, une forte augmentation du nombre de personnes malades est attendue.
Aujourd'hui, on dénombre près de 165 000 nouveaux malades par an.
La prévalence de la maladie d'Alzheimer, plus élevée chez les femmes, augmente très fortement avec l'âge : elle est de 1,5 % à l'âge de 65 ans et double tous les 4 ans pour atteindre 30 % à l'âge de 80 ans.
Si les formes précoces de la maladie d'Alzheimer, survenant avant 65 ans, ne représentent que 5 % des cas, elles ont toujours des répercussions très importantes pour le malade et son entourage.
La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés réduisent significativement l'espérance de vie avec une survie moyenne estimée à 8 ans à partir de l'établissement du diagnostic.
Ces maladies engendrent à terme une dépendance physique, intellectuelle et sociale majeure qui retentit sur la vie sociale du malade et de son entourage. C'est la principale cause de dépendance lourde des personnes âgées et d'entrée en institution, puisque actuellement 40 % des malades y vivent. (source : http://www.sante.gouv.fr)
Ces chiffres sont fiables, précise M. PERRET. Nous avons les mêmes. Et l'évolution ne peut qu'être de plus en plus importante compte tenu du baby boom d'après guerre.
B. L'Alzheimer déclarée « grande cause nationale » (plus d‘aides et des avantages fiscaux pour les associations…).
1°) Des orientations :
« L'annonce des orientations du plan Alzheimer 2008-2012
quatre grandes priorités d'action :
le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie,
le développement de la recherche médicale,
la simplification et l'amélioration du parcours du malade et de sa famille, dans toutes ses dimensions,
l'amélioration de la prise en charge de l'apparition précoce de la maladie d'Alzheimer (environ 10.000 nouveaux malades, chaque année, âgés de moins de 60 ans). »
« Par une décision du 27 juillet 2007, le Premier ministre a attribué le label "Grande cause nationale" à la campagne organisée par les associations regroupées au sein du "Collectif Alzheimer Grande cause nationale" sur le thème de cette maladie. Ce label permet notamment à cette campagne de bénéficier de tarifs préférentiels sur les chaînes publiques nationales de radio et de télévision.
La campagne, réalisée par l'agence Saatchi & Saatchi, met en scène la perte des souvenirs. Le spot télévisé montre ainsi une femme dont le souvenir de son mariage lui est progressivement arraché. Le message radio insiste, pour sa part, sur l'ampleur de cette maladie, en répétant de façon lancinante, le nombre de personnes atteintes (un million). Les visuels pour la presse montrent des photos de famille devenues inaccessibles, avec ce message : "Près d'un million de Français n'ont plus accès à leurs souvenirs".
C. Dans les faits, comment ceci se concrétise-t-il?
Au niveau national
Au niveau départemental
Note du rédacteur : nous déplorons que Mme HERICORD ne soit pas présente; ces questions restèrent ainsi sans réponse dans l‘émission. Il est toutefois possible de se reporter aux liens visés et consulter les sites du gouvernement et du conseil général 06. Attention toutefois : le rapport de la commission fait 125 pages!)
III. L'aspect humain, philosophique et religieux :
« Ces changements psychologiques influent sur les qualités humaines essentielles et pour cette raison la maladie d'Alzheimer est quelquefois décrite comme une maladie où les victimes subissent la perte de qualités qui forment l'essence de l'existence. » (source : wikipédia.org)
Ce dernier point est essentiel et conduit à l'interrogation fondamentale sur la définition de l'homme et de ce qui le caractérise (on retrouve là une corrélation avec les questions sur l'origine et la fin de vie)
Ceci appelle une réponse à la fois théologique, philosophique et médicale aux questions suivantes :
La personne est-t-elle la même ?
Qu'est-ce qui change ?
Qu'est-ce qui ne change pas ?
La personne perd-t-elle sa dignité?
Le suicide assisté et l'euthanasie : solutions « miracle » à défaut de traitement ?
A quoi la maladie nous appelle-t-elle?
Note du rédacteur : la maladie, la vieillesse et la mort ne sont pas le dernier mot de l'histoire. Elles sont une épreuve. Elles sont douloureuses. Mais elles ne sont en aucun cas voulues et créées par Dieu. Elles sont la conséquence du péché originel, de la faute première. Mais Dieu, dans son infinie miséricorde et dans son désir de nous sauver et nous rétablir dans la dimension première du premier homme, Adam, avant la chute, est capable de faire de cette épreuve, devant laquelle chacun se retrouve seul, une occasion de Le rencontrer, de lâcher prise, de se poser les bonnes questions sur le sens de la vie, de découvrir que nous ne sommes pas promis à une petite vie « bien tranquille » sur terre mais que l'horizon de notre existence, horizon infini, est bien la Vie Eternelle. La maladie, la vieillesse et la mort nous plongent dans cette espérance car c'est au moment où nous nous trouvons au bord du gouffre, où nous sommes au bord du désespoir, au bord de la désespérance où tout, autour de nous, semble montrer que Dieu est absent de notre vie, qu'Il nous a abandonné, que tout n'est que désolation, que tout semble se terminer que, si l'on accepte d'abandonner notre vision limitée du monde, si l'on accepte de s'abandonner avec confiance entre les mains de Dieu, nous pouvons alors recevoir les dons de Foi et d'Espérance. L'esprit peut ainsi nous révéler que la maladie, la vieillesse et la mort ne sont la fin de l'histoire mais le tout début d'une rencontre avec l'Absolu. Le début d'une véritable histoire d'amour entre Dieu et nous mais aussi avec la personne malade qui, certes, n'apparaît plus comme avant, devient difficile à vivre mais nous invite à nous dépasser, à lui offrir notre vie, à renoncer à nous-mêmes; à l'aimer telle qu'elle se présente; Seul le don de la Charité reçu de Dieu nous le permet.
Je ne partage pas la définition dont vous donnez lecture (cf .
une maladie où les victimes subissent la perte de qualités qui forment l'essence de l'existence.). Le malade est une personne humaine à part entière. Elle conserve toute sa dignité et mérite d'être accompagnée jusqu'à sa fin de vie naturelle. Il n'est pas question d'euthanasie. En outre, il est nécessaire de déculpabiliser. Aussi bien le malade que l'accompagnant et l'entourage. Le placement en maison spécialisé est indispensable et la famille ne doit pas culpabiliser. Lorsque les malades arrivent dans notre établissement, il leur faut une période d'adaptation d'environ 3 semaines. Les malades sont un peu déboussolés. Le familles culpabilisent. Mais lorsque les uns et les autres constatent les fruits de notre travail et les effets sur le malade, l'attitude change et les personnes sont pacifiées, conclue t il.
IV. L'aspect "pratico-pratique" :
Quand intervenir ? (reconnaître les symptômes) :
Le plus tôt possible. Dès que l'on a le moindre doute, indique le Docteur DE ALBERTI
Comment se comporter ? : Consulter un médecin.
Les mesures d'accompagnement du malade? de la famille?
Le choix (inévitable?) de la séparation (maison spécialisée)
A qui et où s'adresser ? :
Vous pouvez contacter :
la Villa Hélios à Nice, 12 av Capitaine Scott 06300 NICE (04 92 00 78 00 ),
l'association France Alzheimer qui a une antenne départementale, Association Alzheimer Côte d'Azur 5 av Béatrix 06100 NICE (04 93 52 62 00)
ou aller voir votre assistance sociale.
PB
* Difficile de tout retranscrire de cet entretient mais voici néanmoins quelque morceaux choisis tirés des notes que j‘ai conservées. Ainsi, les propos retranscrits ne sont pas la reproduction littérale de la bande audio à la virgule et au mot près. Il peut ainsi y avoir quelques différences minimes. Mais l'esprit en demeure néanmoins totalement préservé.
Note du rédacteur : les morceaux de musique diffusés pendant l'émission sont les suivants : "jour de gloire" du groupe Glorious, "Esprit de Dieu" du groupe Aquero, "Grand père" des frères Martineau, "Notre Père" du groupe Exo et "Mère du Bon Conseil" des frères Martineau
De nombreux auditeurs ont téléphonné dès mardi soir au standard de radio maria france pour nous faire part du fait qu'ils n'ont pu se connecter via internet et écouter l'émission diffusée en direct sur la maladie d'Alzheimer.
Malgré l'intervention très rapide des techniciens et informaticiens de permanence, appelés en urgence, la liaison n'a pu être rétablie. La situation était liée à quelques problèmes techniques extérieurs totalement indépendants de notre volonté.
Mais le signal est aujourd'hui rétabli.
Aussi, à la demande générale l'émission sera rediffusée demain (samedi) 22 décembre 2007 à 15h00 précises et durera 1 heure et 15 minutes à la radio sur 1467 AM (06 + 83 sauf, parfois, Monaco) ou directement sur le site internet via votre PC.
Alors à vos postes, pour la découvir, l'enregistrer, ou à vos PC, pour ceux et celles qui veulent l'écouter ou la réécouter par Internet
En tant que blognaliste, il était bien normal que la rédaction de BlogReporter se penche sur la question Laure Manoudou, à la une de l'actualité depuis deux jours. Voici une video complètement décalée plutôt bien montée que je n'ai pas resisté à vous proposer.
Une maman me dit un jour, le visage illuminé par un joli sourire : « vous savez monsieur, les enfants vous adorent. Nous avons de la chance d'avoir un chauffeur comme vous. » Je lui répondis : « c'est moi, madame, qui ai de la chance d'avoir des mamans aussi ravissantes ».
Car rien ne vaut le sourire rayonnant d'une femme heureuse; et si vous voulez rendre une femme heureuse, pensez qu'elle est une mère et occupez vous avec soin de ses enfants. Elle vous le rendra au centuple, avec son seul sourire. La plus belle des récompenses !
Car si le diable à inventé la tristesse et la grimace, Dieu, dans son ultime élan de création, a inventé la joie et le sourire de la femme comme cadeau de noces à l'humanité toute entière.
Ne vous en inquiétez pas. On peut pas tout connaître! d'autant plus que la dénommée marioute est un petit animal, tout petit, une sorte de belette qui se rencontre rarement, une seule fois dans sa vie, dit-t-on, et qui ne se laisse approcher aisément. Peu d'hommes ont eu cette chance. Et cette rareté en fait une rencontre on ne peut plus exquise lorsqu'elle vous est donnée. Je dis bien donnée. Vous allez comprendre…
Parce que la marioute, voyez vous, est un animal espiègle. Il vous voit, il vous suit sans que vous ne vous en aperceviez; il vous attend quelque part sans que, par un étrange mystère, ni lui ni vous, ne sachiez quand vos chemins se croiseront. Mais si vous le cherchez, si vous essayez de le chasser, vous n'aurez aucune chance de le trouver. Car c'est la marioute qui vient à vous, pas le contraire. Pour mieux comprendre : prenez un chat. Plus vous essayez de l'aborder, plus il se sauve. Il en est ainsi pour beaucoup d'animaux. Prenez une forêt : tant que vous cherchez, que vous faites du bruit, que vous remuez ciel et terre, vous avez peu de chance de rencontrer grand nombre d'animaux et moins encore celui que vous espérez. Par contre, si vous vous posez là, l'air de rien, la tête vide de toute mauvaise pensée et que vous attendez sagement, avec patience, dans le silence, vous découvrez alors que toute une incroyable et inimaginable faune sauvage vous entoure; dire que vous vous croyiez seul, désespérément seul !
C'est ainsi que, un jour, peut être, si vous vous armez de patience, si vous cessez de courir frénétiquement après tout ce qui bouge, si vous rendez votre âme disponible, vous sera- t-il donné de rencontrer une marioute. Votre marioute. Et ce jour là, vous serez heureux comme un pécheur d'oursins qui trouve au fond de la mer, à l'endroit où il l'attendait le moins, une huître avec la plus belle des perles à l‘intérieur de sa coquille. Vous serez désormais riche d'une rencontre unique qui changera le cours de votre vie.
sur les ondes de Radio Maria France (à partir du site Internet)
J'aurai le plaisir de recevoir dans l'émission « Ce soir chez vous : au coin du feu » :
Mme le Docteur Jacqueline HERICORD, médecin, Conseillère générale, Présidente de la commission des affaires sociales et de la santé du Conseil Général des A.M. (élue UMP de Cannes Est)
M. le Docteur Michel DE ALBERTI, médecin coordonnateur en maison de retraite
M. Edouard PERRET, directeur de la Villa Hélios Saint Jean à Nice, maison de retraire spécialisée dans l'accueil des malades atteints de la maladie d'Alzheimer.
Avec qui nous aborderons le thème : « l'Alzheimer : grande cause nationale » sous ses aspects médicaux, politiques, humains et pratiques.
Une heure d'émission sur un thème on ne peu plus d'actualité, avec des témoignages, de la musique...
Vous pourrez réagir en direct et poser toutes vos questions aux invités
en appelant le standard au 04 97 00 13 10
Votre soirée de mardi prochain : c'est sur Radio Maria ! chez vous et avec mes invités.
J'apprécie beaucoup la banquette arrière. J'imagine aisément à quoi vous pensez. Pas du tout. Voici, ici, un premier exemple de ce que j'en fais, moi, d'une banquette arrière.
Il s'agit aujourd'hui d'une tout autre chose. Il s'agit d'une utilisation et de sensations différentes.
Lorsque la fatigue se fait sentir, lorsque la torpeur langoureuse du sommeil se fraie subrepticement un chemin dans mon cerveau tout engourdi, je regarde, au fond de l'autocar, ces fauteuils qui, déjà, dans le rétro, avant même de les toucher, se présentent à moi comme un havre de paix, une oasis où trouver le repos réparateur que mon corps tout entier réclame.
Je me mets alors en quête de tout ce qui peut servir d'appuie tête. Un pull-over fait l'affaire et me voilà parti douze mètre plus loin. Une fois allongé, la bonne position est souvent laborieuse à trouver. Elle l'est encore davantage à conserver. Il faut une précision de géomètre pour y parvenir. Cela se joue à quelques millimètre à peine, vous savez? Mais aussitôt identifiée, elle devient, comme par enchantement, d'un confort inimitable digne des meilleures couches. Il ne faut certes plus bouger. Faire le vide. Humer cette odeur si particulière qui règne dans un autocar, surtout à l'arrière, au dessus du moteur.
Dire que plus de trois cent chevaux sommeillent sous mes oreilles, trois cent chevaux prêts à s'emballer à la première demande ! Une telle puissance au repos ressemble à un tigre endormi. Si l'on n'y fait pas attention et qu'il se réveille brusquement, il peut vous arracher un bras comme un rien.
Me voici donc sommeillant paisiblement sur la bête, me laissant bercer, de ci de là, par quelque bruit alentours.
Survient alors une autre bête, une autre machine dont le bruit fascinant me mets en éveil. Un collègue s'apprête à stationner son propre car derrière moi. Ses douze longs mètres défilent lentement mais sûrement et à vitesse constante le long de la vitre par laquelle je l'observe avec admiration, tel un squale devant la baie vitrée d'un aquarium géant. Et je reste là, "scotché", comme un enfant, sans mot dire.
Il se fait l'heure de quitter mon refuge pour accueillir mes petits écoliers. Je m'offre, avant de regagner la cabine de pilotage qui m‘attend, le spectacle émouvant que dévoile la longue rangée de sièges alignés comme les piliers d'une cathédrale gothique. Oui, il y a de cela dans un car. Une sorte de majesté, de grandeur. Une noblesse incomparable.
Excellente nouvelle pour ceux et celles qui n'ont pas pu suivre l'émission en direct à la Radio mardi 11 décembre à 21h00 sur Radio Maria 1467 AM à cause de la coupure d'antenne quotidienne de 20h00.
L'émission sera rediffusée Samedi 15 décembre 2007 à 14h55 précises et durera 1 heure et 12 minutes.
Alors à vos postes, pour la découvir, l'enregistrer, ou à vos PC, pour ceux et celles qui veulent l'écouter ou la réécouter par Internet
Quel immense plaisir, que j'espère partagé par tous les auditeurs et toutes les auditrices, que d'avoir reçu hier soir dans les studios de Radio Maria France la cantatrice Virginie Maraskin, ancienne soprano de l'opéra de Monaco (physiquement présente), actuellement en tournée dans toute la France avec la troupe du spectacle cité ci après* et l' auteur, chanteur, compositeur Patrice Martineau (en duplex de Vendée) à l‘occasion de la présentation du mystère musical « Je suis l'immaculée Conception » mis en scène par Michaël Lonsdale, et de la sortie du CD de même nom.
En voici l'essentiel** :
Nous avons dans une première partie présenté l'œuvre musicale.
R.M.F.
Ce spectacle est donné pour le 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Pourquoi avoir choisi de parler de « Mystère » musical plutôt que de comédie musicale.
P.M.
Parce que la vie de Jésus et de Marie ne sont pas une comédie. Elles sont un mystère. Alors c'est tout de même un spectacle parce que l'on y raconte une histoire, l'histoire du Salut, qu'il y a une mise en scène, une composition musicale, un texte écrit. Mais pas une comédie.
R.M.F.
Que raconte ce spectacle? Est-ce la vie de Jésus vue par Marie?
P.M.
Oui, en quelques sorte. Il raconte comment Marie a vécu le scandale de la Croix; parce que la croix, quoi que nécessaire, est un scandale. Il raconte l'intimité de Jésus et de sa Mère, le lien étroit qui existe entre eux. On ne peut pas parler de Marie sans Jésus de même qu'on ne peut parler de Jésus sans Marie. Les deux sont intimement et étroitement liés.
R.M.F.
Comment se déroule le spectacle?
V.M.
Le spectacle mis en scène par Michaël est très sobre. Il n'y a pas de décors. Uniquement des costumes pour, justement, aller à l'essentiel. Il se déroule autour de plusieurs tableaux qui décrivent la vie de Marie aux côtés de Jésus et jusqu'à l‘assomption.
R.M.F.
Comment le CD*** et le spectacle ont-t-il été composés ?
P.M.
C'est en fait un mélange de chansons parfois très anciennes dont certaines datent de plus de vingt ans et d'autres, plus récentes, créées ou adaptés au spectacle. Spectacle qui devait voir le jour déjà en 2003 mais qui n'a pas obtenu, à l'époque, l'audience suffisante auprès des partenaires pour être joué. Nous l'avons donc mis dans un coin au repos en attendant des jours meilleurs et jusqu'à ce qu'une opportunité se présente enfin. Nous l'avons alors adapté aux circonstances, c'est-à-dire à l'anniversaire du 150ème anniversaire de l'Immaculée Conception pour lequel nous avons spécialement composé, par exemple, « Ecce Homo » ou « les Noces de Cana » qui ne figuraient pas dans la précédente mouture.
R.M.F.
Vous avez une maison de disques?
P.M.
Non. Plus maintenant. Mais nous avons la chance d'avoir un ami avec lequel travaillons. R.M.F. Vous êtes en tournée depuis le 08 septembre. Quelles sont vos premières sensation, vos premières impressions?
V.M.
Nous sommes tous très heureux. Lors de la première représentation, le jour de la fête de l'Immaculée Conception, le 08 décembre à La Roche-Sur-Yon, nous avons accueilli mille personnes! L'émotion était palpable. Nous serons Vendredi à Carcassonne, samedi à Monaco. Nous irons également à Lourdes.
Nous avons ensuite, dans une seconde partie, présenté les acteurs et auteurs du spectacle (beaucoup de détails à consulter sur le site Internet de la tournée).
R.M.F. Patrice et Roger Martineau ce sont 10 albums, 100000 disques vendus, plusieurs spectacles avec, entre autres, Robert Hossein, plusieurs participations aux J.M.J. (journées mondiales de la jeunesse), une rencontre avec le Pape Jean Paul II , 20 ans de carrière, la Life parade, le bataclan, les Francofolies de la Rochelle, une rencontre avec Albert de Monaco, Michel Delpech… bref : un grand succès reconnu par de grandes personnalités du monde du spectacle et de l'Eglise. Quelle est votre école?
P.M.
J'ai poursuivi, avec mon frère, des études classiques en lettres et en musiquNous avons lui et moi la même formation. C'était la base. Mais je n'ai pas tout de suite chanté du « chrétien ». J'y suis venu plus tard. J'ai été formé à l'école de Brassens et de Dylan.
R.M.F.
Vous vous sentez orphelin de Brassens ?
P.M.F.
Oui. Il nous manque énormément. Nous n'avons plus, en France, de chanteurs de cette envergure. Nous sommes envahis par le « show biz », par la « star ac ». Il faut faire du chiffre, vendre vite et beaucoup, au détriment de la qualité.
R.M.F.
N'est-ce pas une peu « osé » de composer un spectacle musical sur la vie de Jésus et de Marie avec une musique aussi hétéroclite? Il y a de la musique médiévale, des rythmes latino, de la variété, de la musique celtique, un style qui peut parfois rappeler Véronique Sanson, …?
P.M.
Comme je le précisais tout à l'heure, je n'ai pas tout de suite fait du « chrétien ». J'ai un passé de musicien professionnel imprégné de Brassens et de Dylan. De plus, je suis Vendéen, fortement imprégné par ma culture. J‘ai donc continué sur ma lancée. C‘est grâce à mon vécu, grâce à cet héritage et à partir de cet héritage que ‘ai toujours composé mes musiques et écrit mes textes. Il était hors de question de faire autrement. Composer, écrire et chanter chrétien n'allaient pas changer les choses. Je suis resté moi-même. Nous avons d'ailleurs eu bien du mal, au début, à entrer dans les églises avec ce style.
R.M.F.
Patrice Martineau, vous travaillez depuis 20 avec votre frère Roger et aujourd'hui un peu également avec votre fils. Est-ce difficile de travailler ainsi en famille?
P.M.
L'on pourrait croire que ça fonctionne toute seul et que c'est facile. Pas du tout. D'autant que chacun a son caractère et que Roger et moi n'avons pas du tout le même, excepté le tempérament de vendéen. Alors il faut se remettre en cause en permanence, faire des concessions et accepter l'autre tel qu'il est. Mais c'est une aventure merveilleuse. Je suis très heureux de travailler avec mon fils Julien à qui l'on doit les superbes arrangements du spectacle. R.M.F. Parlez nous de Michaël Lonsdale, que l'on ne présente plus, avec qui vous avez déjà travaillé.
P.M.
Oui, nous avons en effet déjà travaillé avec Michaël, qui un beau personnage, mais Virginie sera plus à même d'en parler.
V.M.
Cette rencontre fut merveilleuse. Je connaissais Michaël un peu comme tout le monde, à travers ses films. Et puis je me retrouve aujourd'hui à travailler sous sa direction. Michaël est un grand Monsieur justement parce qu‘il est humble, simple, doux et adorable. C'est un homme de foi doublé d'un grand professionnalisme.
R.M.F.
Il doit être content de vous entendre ce soir.
P.M.
Ça m'étonnerait qu‘il nous entende, pour la simple raison qu'il coupe le son dès qu'il entend parler de lui. R.M.F. Et vous Virginie, parlez nous de Marie. Comment en vient-t-on à incarner ce rôle? Comment s'est faite la rencontre avec les frères Martineau?
P.M.
Si vous me le permettez, je précise, avant qu'elle ne réponde, que Virginie n'a pas été retenue pour ce rôle qui était initialement dévolu à une autre personne. Un concours de circonstances a fait que nous avons du recruter une autre interprète et, pour cela, contacter trois personnes, dont Virginie. Dès que nous avons auditionné le CD qu'elle nous avait expédié pour nous présenter son travail, nous ne nous sommes plus posé de questions. C'était elle et aucune autre!
V.M.
Vous avez touché un point crucial dans votre question, Paul. Ce rôle est un cadeau de la Providence. C'est une sorte de consécration dans le sens où je me sens aujourd'hui unifiée. Je vis maintenant à la fois mon métier d'artiste et ma Foi. Dans ce spectacle, les deux ne font plus qu'un. Je le vis comme un véritable bonheur. Difficile de faire mieux. Alors je crois qu'en fin de compte, tout est donné à celui qui sait attendre.
R.M.F.
De qui se compose la troupe qui vous accompagne?
V.M.
Il y a bien sûr Michaël Lonsdale qui met en scène, bien sûr, mais qui fait également la voix off dans le spectacle. Patrice, lui, joue successivement le rôle de Saint Joseph et de Jésus; deux chanteuses interviennent également, Catherine Zavlav et Katja De Carvalho, qui interprètent des anges et qui ont toutes deux une sérieuse formation artistique. Enfin, il y a Julien Martineau, le fils de Patrice, dont nous parlions tout à l'heure, qui s'est chargé des arrangements musicaux et qui s'est adjoint, à cette tâche, le concours de l'excellent « Quatuor Leonis » .
Le troisième volet de l'émission portait sur des questions plus personnelles adressées à mes invités :
R.F.M. Patrice, est t il vrai que vous avez mauvais caractère ?
P.M.
Ah bon?…
V.M.
…Où avez-vous trouvé ça?
R.M.F.
C'est écrit noir sur blanc sur l'une de vos brochures (que j'ai sous les yeux) qui s'appelle « les frères Martineau de A à Z. Et à la lettre « M » je lis : « Mauvais caractère : on tient uniquement par la grâce. Parce qu'à vue humaine, avec nos caractères, c'était foutu ». Signé : Patrice. Vous persistez ou vous bottez en touche?
P.M.
C'est vrai. Vous avez raison. J'ai tendance à rouspéter, à me mettre en colère. J'ai du caractère. Je ne suis pas Vendéen pour rien. Mais j'ai aussi plein de bons côtés.
R.M.F.
A propos de Vendée, êtes vous royaliste?
P.M.
Oui. Dans le sens ou je reconnais le Christ Roi. Pour le reste, je suis assez indifférent.
R.M.F.
Comment en vient-t-on à chanter pour Dieu. Avez-vous toujours été Chrétien?
P.M.
Je suis né d' une famille chrétienne solide et unie. Mais dans la mouvance de mai ‘68 je me suis révolté (c'était normal à l'époque) et j'ai passé 10 ans complètement éloigné de la Foi. Je ne regrette pas. C'était comme ça.
R.M.
Et alors ? Que s'est t il passé ensuite ? Étiez-vous heureux?
P.M.
Non, je n'étais pas heureux. J'étais même jaloux du bonheur des autres. Des chrétiens que je voyais humbles, simples et heureux. J'ai voulu goûter à ce bonheur. Et c'est comme ça que tout à commencé.
R.M.F.
Vous êtes engagé dans la lutte pour le respect de la vie. Pouvez vous nous en toucher un mot?
P.M.
Oui. J'ai composé une chanson : « De vos entrailles », tiré de l'album « Vies de familles », qui raconte l'histoire d'un bébé en projet d'avortement lequel crie à ses parents qu'il les aime et leur demande de le laisser vivre. Hélas, en vain… Nous avons pu en sauver au moins un grâce à cette chanson. Un jour, une religieuse vient nous voir et nous parle d'un projet d'avortement. Une fille enceinte subissait des pressions pour avorter. Nous lui avons remis une cassette avec cette chanson à l'attention des parents qui l'ont écoutée et qui, du coup, se sont ravisés et ont demandé à leur fille de garder l'enfant.
R.M.
Virginie, vous êtes épouse et mère de famille. Je sais, pour avoir eu le bonheur et le privilège d'avoir chanté avec vous il y a quelques années dans une comédie musicale où j‘interprétais le rôle d‘un pauvre gars égoïste et égocentrique qui, à la fin, se laisse toucher par la grâce par l'intermédiaire de la grande Thérèse et se converti (un rôle taillé sur mesure) et vous qui chantiez les poèmes de Thérèse…
V.M.
…je m'en souviens très bien, oui; c'était une magnifique pièce jouée au foyer de charité à Roquefort les Pins…
R.M.F.
… exactement. Je sais donc le temps que ça prend de préparer un spectacle et le travail que ça demande, sans compter les déplacement… Comment faites vous, en tant que femme du XXIème siècle, à combiner votre vie professionnelle intense et votre vie familiale?
V.M.
C'est une excellente question. Je tiens d'abord à préciser que jamais ma vie professionnelle n'a crée de problème. C'est-ce que j'exprimais tout à l'heure. Tout est donné à celui qui attend avec patience. Tout. Y compris les moyens de le réaliser. Les portes s'ouvrent. J'ai tout débord un mari, Benoît, qui, comme vous le signaliez, partage la même passion de la musique que moi puisqu'il compose, même si, pour le moment, il n'en vit pas. Il participe ainsi beaucoup à ma vie professionnelle. Il m'aide, m'écoute, me conseille. Ensuite, j'ai eu l'immense bonheur d'avoir un petit garçon. Maël. J'ai pris le temps nécessaire pour pouvoir m'en occuper parce qu'il n'était pas question de faire passer mon travail avant ma famille. Je me suis donc arrêtée un temps. Et aujourd'hui, lorsque c'est possible, ma petite famille me suit, au complet; dans le cas contraire, les grands parents sont disponibles et résident à proximité. Ça facilite les choses.
L'entretient à duré exactement une heure dix. Une heure dix qui a passé comme une seconde. Une heure de bonheur. De grand bonheur.
PB
*« je suis l'Immaculée conception » : dates de la tournée consultables ici**Difficile de tout retranscrire de cet entretient mais voici néanmoins quelque morceaux choisis tirés des notes que j‘ai conservées. Ainsi, les propos retranscrits ne sont pas la reproduction littérale de la bande audio à la virgule et au mot près. Il peut ainsi y avoir quelques différences minimes. Mais l'esprit en demeure néanmoins totalement préservé.
***Les morceaux diffusés pendant l'émission, tirés du CD du spectacle « je suis l'Immaculée conception », que l'on peut trouver chez tous les disquaires les plus connus et les librairies spécialisées depuis le 08 décembre, étaient : « Cuncti Simus », « Visite à Elisabeth », « Veni Sancte Spiritus », « Poème de l'Avent » et « l'ascension »
photo 1 : votre serviteur, en compagnie de Virginie Maraskin
photo 2 : Jean Claude, coordinateur de RMF (mon "chef" !) , dévoué à la régie, en compagnie de Virginie Maraskin
Nous l'attendions. Il vient tout juste de sortir dans les bacs. « Je suis l'Immaculée Conception » de Patrice et Roger Martineau avec Virginie Maraskin et Michael Lonsdale.
Ce CD est un véritable chef d'œuvre littéraire et musical. Les rythmes latinos apportent joie et entrain, les mélodies celtes apportent profondeur et élévation de l'âme. La chanson française, qui tient une place de choix dans cet ouvrage (rappelant par moments Barbara, Michel Fugain, Véronique Sanson), harmonise des textes d'une poésie remarquable, surtout ceux récités par Michael Lonsdale, à la voix et à la diction inimitables. Ainsi, l'écriture des textes chantés est-t-elle à la fois émouvante et, consistante; j'irai jusqu'à dire nourrissante. Et je n'ai pas peur ni honte d'avouer que mon imposante carcasse n'a pas pesé lourd face à cette admirable composition qui a fait couler de chaudes larmes de crocodile sur les joues de l'homme mûr que je suis, qui plus est ancien rugbyman, désarmé devant tant de beauté.
Ce CD peut avantageusement remplacer, à tout le moins compléter, toute la panoplie des chants de Noël qui parcourent habituellement ces temps de l'Avent.
Je vous offre juste un extrait du « Noël de l'Avent », qui suggère un dialogue mystérieux entre Marie (que j'ai supposé enceinte) et des Anges; Marie qui prépare activement et concrètement l'arrivée de son Fils et les Anges qui connaissent déjà le dénouement de la Croix :
Marie : Joseph a taillé du hêtre Pour sa couchette de bois
Les Anges : Les hommes tailleront du hêtre Pour lui dresser une croix
Marie : Pour ses mains, ses pieds si tendres, Des gants, des petits chaussons
Les Anges : Pour ses mains, ses pieds si tendres, Quatre clous, quatre poinçons
Marie : La cuiller qui tourne, tourne Dans sa soupe sur le feu
Les Anges : La lance qui tourne, tourne Dans son cœur. Un rude épieu
(fin de citation)
Alors, courrez sans plus tarder chez votre disquaire habituel et procurez vous ce magnifique CD qui peut être un beau cadeau pour ceux que vous aimez.
Ecoutez mardi soir, soit directement à la radio sur les ondes de Radio Maria (1467 AM), soit, si vous ne captez pas, sur le site Internet de Radio Maria France (cliquez ici), l'interview, en direct, de Patrice Martineau et Virginie Maraskin qui seront mes invités dans l'émission « Ce Soir Chez Vous : au coin du feu ».
Et surtout, rendez vous dans tous les coins de France et de Navarre où le spectacle est présenté. Samedi 15/12, c'est à Monaco, à la Cathédrale, à 20h30 (pour plus de renseignements sur les autres représentation cliquez ici ).
Et que vous ayez la Foi ou non, quelle que soit votre confession, ce spectacle est pour tout le monde, il est pour tout public.
Et pour nos amis et frères protestants : n'ayez pas peur. Ce spectacle est éminemment christique. Tout y tend vers le Christ. Tout raconte le Christ, en toute simplicité, à travers l'humble vie de Marie.
BlogReporter ne connaît pas la langue de bois ni le politiquement correct. Il parle vrai, sincère, brut de coffrage. Aussi la question posée est-t-elle pleinement justifiée et mérite-t-elle d'être posée, quitte à faire scandale.
J'ai une expérience certaine de l'organisation du Téléthon dont j'ai été promoteur (cliquer ici pour lire) : cette expérience, bien que courte, est incontestable. Elle m'a permis, l'année dernière, de prendre l‘antenne à deux reprises sur Radio Maria France et de participer, sur invitation de l'Évêché de Toulon - Fréjus, aux assises de l'observatoire socio politique du diocèse et de prendre la parole au forum dédié à la bioéthique aux côtés de JM Le Méné et de PO Arduin.
Pour revenir au début de notre affaire, des doutes sont apparus dans mon esprit à l'occasion du traitement des dons reçus. A ce jour, soit deux ans après le Téléthon que j'ai organisé, les sponsors et généreux donateurs partenaires de l'évènement n'ont pas encore réceptionné le reçu fiscal ouvrant droit à déduction d'impôt de 66%. Les dons sont donc, pour eux, restés de pure « perte ». Nous avons bénéficié de leur indispensable concours sans leur offrir la légitime contrepartie qu'ils étaient légalement en droit d'attendre.
Quelle ne fût pas également ma surprise lorsque, demandant à la responsable locale de l'AFM de participer à la remise d'une toile destinée aux enfants atteints de maladies neuro musculaires, celle-ci me répondit froidement et sans appel : « faites ce que vous voulez de votre toile, il n'y a que la remontée de fonds* qui m'intéresse ».
Ensuite, de quoi parle-t-on? De bébés sains grâce aux dons des téléspectateurs ? Faux! Ces bébés n'ont jamais été malades : ils sont le fruit d'une sélection génétique. Des perspectives de guérison à court terme ? Encore faux. Depuis plus de quinze ans la manipulation embryonnaire « vendue » comme méthode quasi miraculeuse pour parvenir à solutionner le problème des myopathies n'a donné aucun résultat concret et n'est, d'après certains spécialistes, pas prêt d'en donner; bien au contraire, le peu de résultats obtenus sont un véritable fiasco parce que les cellules obtenues sont cancéreuses. Il existe pourtant une voie nouvelle pleine de promesses pour laquelle des résultats réels et fiables plaident en faveur : la recherche sur les cellules souche du sang de cordon. Récemment encore, (c'est une révolution en la matière) au Japon et au États-Unis, des laboratoires ont réussi à fabriquer des organes miniatures à partir de cellules non embryonnaires. Mais l'A.F.M. persiste à favoriser l'utilisation de nos pauvres petits embryons comme matériau médical de laboratoire.
Pourquoi persister, pourquoi continuer ce battage médiatique au détriment d'autres maladies traitées, elles, de façon morale? La réponse est simple : les concepteurs du Téléthon, par leur entêtement à ne pas vouloir renoncer à la recherche embryonnaire, démontrent leur attachement à promouvoir les valeurs d'une société eugéniste dans laquelle certains décideraient de ce qui est normal et de ce qui ne l'est pas, de qui a le droit de vivre et de qui ne l'a pas, de ce qui est bien, de ce qui est mal, et crairaient ainsi une société dans laquelle l'homme parfait, l'homme idéal, règnerait en maître sur la planète, toute autre forme de vie humaine ayant été préalablement éliminée (handicapés, aveugles, diabétiques, personnes âgées …). Que serait alors cette société? Le film « The Island » nous en donne une certaine idée.
Pour conclure : Français, Française, ne donnez plus aveuglément. Éclairez vos consciences. Décidez ensuite en connaissance de cause.
PB
Quelques lectures pour commencer et nourrir votre réflexion : mon témoignage, ma chronique sur Radio Maria France dans l'émission « points de repère», un échange très intéressant sous forme de question réponse avec un lecteur, les articles de la revue de presse de genethique.org, diverses publications de la fondation Jérôme Lejeune, ou encore quelques livres du Professeur Lejeune, inventeur de la génétique moderne et tant d‘autres choses encore politiquement incorrectes…
* remontée de fonds : période de transfert des dons de la province au siège parision de l'A.F.M.
Suite à l'annonce de la prochaine émission "Ce Soir Chez Vous : au coin du feu" (ici) et si vous voulez l'écouter, il vous faudra désormais vous rendre sur 1467 AM.
En effet, 1467 AM est la nouvelle fréquence de Radio Maria France (en service effectif depuis le 1er décembre, tous les jours jusqu'à 20h00).
Vous serez ainsi plus nombreux à pouvoir la recevoir sur votre poste.
Et si vous ne captez pas sous cette fréquence, branchez vous, via Internet, directement sur l'adresse du site : http://www.radiomaria.fr où la radio est audible dans le monde entier, 24h/24.
Voici, pour alimenter le débat sur la fin de vie, et, au delà, sur celui de la vie tout court, à une heure où de plus en plus de responsables du monde politique et médical, dans le monde entier, sont tentés par les dérives eugénistes, dans une Europe à la population vieillissante où non seulement l'on ne fait plus d'enfants depuis plus de trente ans mais, au contraire, on les empêche de naître (200 000 avortements par an en France! ), à la veille du fameux Téléthon qui consacre une partie de notre argent à la manipulation génétique de l'embryon, ce « Tom Pouce », petit d'homme gros comme un pouce, dirait Gérôme Lejeune, père de la génétique moderne (à noter que cette recherche demeure totalement infructueuse au bout de plus de 15 ans et qu'elle se révèle malsaine puisque génératrice de cancers, alors que des résultats concrets ont été obtenus dans d'autres domaines, comme celui de l'utilisation de sang de cordon ombilical, ouvrant ainsi de réelles perspectives de guérison), voici donc, dans ce contexte, un article* que je reproduis in extenso et qui tombe fort à propos, enrichi d'une bouleversante vidéo "visionnable" en cliquant sur le lien ci dessous. Une sorte de droit de réponse anticipé à une affaire médiatisée sur laquelle un téléfilm est programmé lundi prochain sur la « une » certainement visionné par des millions de téléspectateurs dont vous serez peut être.
A l'occasion d'un téléfilm diffusé lundi prochain (TF1 20h50 "l'amour d'une mère") consacré à "l'affaire Vincent Humbert", Hervé Messager, son kinésithérapeute, dit vouloir "rétablir certaines vérités", quatre ans après la mort, par euthanasie, du jeune tétraplégique. Hervé Messager a soigné pendant presque deux ans Vincent Humbert au centre héliomarin de Berck-sur-Mer. Pour lui, l'état du jeune homme a été "déformé"."Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir." Pour raconter sa version des faits, Hervé Messager a envoyé un DVD, assorti d'une lettre-témoignage à des députés, sénateurs et journalistes. Ce DVD a été financé par SOS Fin de vie. "Ce qui m'a le plus révolté dans l'avalanche médiatique, c'est la répétition en boucle d'une multitude de mensonges. Tous les médias ont repris ces inepties comme s'ils n'avaient aucun souci de vérifier la vérité. Vincent n'était pas tétraplégique. Aucun médecin n'a dit à Marie que son fils avait une lésion de la moelle épinière. Vincent n'était pas aveugle même s'il ne voyait pas bien. Vincent n'avait pas de perfusion" (...) "Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité." "La disparition forcée de Vincent Humbert a été chez nous à Berck un cas unique dans l'histoire de notre hôpital. Mais elle a fait naître beaucoup d'angoisse ici et, j'imagine, ailleurs."(...) "Pourquoi avoir tué Vincent ? S'il y a une logique à cette mort, on devrait admettre qu'il y a, dans notre hôpital, des centaines de patients de plus qu'il faudrait tuer ! Si on commence à tuer pour ça, mais on va finir par tuer tous ceux qui entrent à l'hôpital. Et ceux qui survivent sans progrès au bout de deux ans, qu'est-ce qu'on en fait ? Doit-on les achever ?" "Au nom de la vérité et de l'amitié, j'ose vous dire que Vincent avait encore plein de choses à vivre. Il y a aujourd'hui, dans nos hôpitaux, beaucoup de Vincent qui sont dans des situations dix fois pire que lui. Et les familles veulent que leur proche continue à vivre. Même le patient, quand il peut s'exprimer, veut continuer l'aventure de la vie. Il y a certes, des jours, des moments de dépression. A nous, personnel soignant, de les soutenir, on est là pour cela. Mais il nous faut un climat de confiance." Pour les médecins qui ont accompagné Vincent Humbert, le téléfilm travestit la réalité. "C'est une accumulation d'éléments tous plus misérabilistes les uns que les autres qui trempent dans l'eau de rose et ne visent qu'à une chose : faire verser des larmes à la ménagère de moins de 50 ans", avait prévenu le Dr Pascal Rigaud, chef du service de rééducation fonctionnelle où séjournait Vincent (Le Quotidien du Mé