Un film qui n'est pas sans rappeler, d'une certaine manière, la pièce de théâtre « Caligula » d'Abert Camus, maître de l'absurde.
Voici qu'un homme de quarante ans, Antoine Méliot, qui devrait se trouver au comble du bonheur car possédant tout ce qu'un homme peut rêver de posséder (un métier passionnant qu‘il exerce dans sa propre entreprise, une aisance financière à toute épreuve, une grande maison dont il est l'heureux propriétaire, une voiture de luxe, une femme adorable, des enfants qui le sont tout autant, des amis fidèles…) décide, d'un coup d'un seul, de tout envoyer paître.
Pourquoi?
Il faudra attendre la toute dernière minute pour le savoir. Et en attendant constater, hébété, le travail de sape de cet homme qui semble emporté par l'on ne sait quel vent : folie ou révolte.
Tout part de la prise de conscience, un peu tardive peut être, du véritable sens de la vie, de ses valeurs, de ses priorités, prise de conscience à laquelle cet homme va donner une réponse inattendue qui en fera sans doute mettre en colère plus d'un.
Absurde comportement, profondément égoïste, pourront même penser certains, fuite… ? Il appartiendra à chacun de se positionner. Mais il n'empêche que ce film est remarquablement interprété en premier lieu par Alain Dupontel, qui confirme ici ses talents d'acteur dramatique après nous avoir fait rire sur les planches, mais également par la merveilleuse actrice canadienne Marie-Josée Crauze, plus vraie que nature, entourés tous deux de seconds rôles à la hauteur des premiers.
Un film pendant lequel l'on n'a pas le temps de s'ennuyer et dont le sujet, grave, est néanmoins traité avec une certaine légèreté, entrecoupé de scènes d'humour, sans sexe, sans vulgarité, sans violence extrême ni gratuite, ce qui en fait un film tout public que l'on peut voir en famille.
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